Questions fréquentes patrimoine et handicap

Épargne-handicap, transmission du patrimoine, aides sociales, protection juridique : retrouvez les réponses de Jiminyconseil aux questions que se posent le plus souvent les personnes en situation de handicap, leurs proches et les professionnels qui les accompagnent.

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Qui est Jiminyconseil ?

Jiminyconseil est un Cabinet Indépendant de Conseil en Gestion de Patrimoine spécialisé dans le conseil aux familles qui vivent une situation de handicap. Son expertise concerne l’organisation, la gestion et la transmission du patrimoine familial en fonction de vos objectifs et en prenant en compte toutes les contraintes spécifiques liées à la situation de handicap.

Pourquoi faire appel à un conseiller en gestion de patrimoine spécialisé dans le handicap ?

Une situation de handicap soulève des questions particulières concernant la protection de son proche, ses ressources, ses placements et la transmission du patrimoine familial. Un accompagnement spécialisé permet d’étudier ces sujets, en tenant compte de la situation familiale et du projet de vie de la personne concernée.
Une mauvaise décision de placement ou de transmission peut en effet entraîner la réduction ou la suspension de prestations sociales comme l’AAH (Allocation aux Adultes Handicapés).

Que propose concrètement le cabinet de conseil en gestion de patrimoine spécialisé Jiminyconseil ?

Jiminyconseil est un cabinet indépendant spécialisé dans le conseil aux familles qui vivent une situation de handicap qui a développé une expertise dans :

  • La gestion du patrimoine de l’enfant ou de l’adulte en situation de handicap afin de mettre son patrimoine au service de son parcours de vie, de protéger ses ressources et son patrimoine et d’assurer son indépendance financière.
  • L’organisation de la transmission du patrimoine des parents afin d’assurer l’avenir de leur enfant handicapé, de protéger le conjoint, de préserver les intérêts de la fratrie et de sauvegarder le patrimoine familial.
  • L’identification et la mise en œuvre de la protection juridique adaptée, ainsi que l’organisation du passage de relais aux futurs protecteurs.

Pour plus d’informations : Nos services

Faut-il disposer d’un patrimoine important pour contacter Jiminyconseil ?

Les questions patrimoniales ne concernent pas uniquement les patrimoines importants : elles peuvent porter sur l’identification et la mise en œuvre de la protection juridique adaptée, la préservation des ressources actuelles et futures du proche en situation de handicap afin d’assurer son indépendance financière. Un premier échange permet de préciser votre besoin et de déterminer l’accompagnement que le cabinet peut proposer.

Comment se passe un rendez-vous avec le cabinet Jiminyconseil ?

Un rendez-vous avec le cabinet Jiminyconseil se déroule selon la méthodologie rigoureuse des Conseillers en Gestion de Patrimoine (CGP), et avec une approche profondément humaine et spécialisée, indispensable pour traiter les situations de vulnérabilité et de handicap.

En règle générale, le parcours d’accompagnement s’articule autour de trois étapes clés, qui peuvent se faire en présentiel (dans l’un de nos bureaux à Paris, Lyon, Marseille ou Annecy) ou en visioconférence pour s’adapter à vos contraintes de déplacement :

  1. Consultation préalable pour échanger sur votre situation et identifier les axes de travail
  2. Si nécessaire et souhaité, mise en œuvre d’une prestation de conseil (étude approfondie par exemple) ou de courtage (placements financiers, investissements immobiliers)
  3. Suivi des placements ou investissement confiés

Est-ce que je peux souscrire un contrat d’épargne handicap par l’intermédiaire de Jiminyconseil ?

Oui, son statut de cabinet de Conseil en Gestion de Patrimoine indépendant lui permet d’être mandatés pour sélectionner, mettre en place et assurer le suivi de vos placements financiers.

Vous pouvez ainsi diversifier votre patrimoine et les établissements détenteurs de vos avoirs sans multiplier les interlocuteurs.

Un lien durable est établi et vous bénéficiez de sa veille juridique et réglementaire en lien avec la situation de handicap afin de pouvoir vous adapter à d’éventuelles réformes fiscales ou sociales.

Jiminyconseil intervient-il dans la gestion de l’indemnisation du préjudice corporel ?

Oui, Jiminyconseil conseille et accompagne les victimes de dommages corporels, ainsi que leurs parents, leurs frères et sœurs ou leur conjoint, pour les aider à mettre l’indemnisation reçue au service de son parcours de vie dans les meilleures conditions possibles.

L’objectif est double :

  • Préserver la valeur d’usage de l’indemnisation sur le long terme
  • S’adapter à l’évolution des besoins de la personne indemnisée

Jiminyconseil dispose d’une expertise spécifique et reconnue dans le suivi de la réparation du préjudice corporel.

Comment préparer l’avenir de mon enfant en situation de handicap ?

La première étape consiste à identifier ses besoins actuels et futurs : logement, ressources, accompagnement et protection. Une étude patrimoniale permet ensuite d’examiner les solutions adaptées à votre famille et d’organiser progressivement leur mise en œuvre, en lien avec les professionnels concernés.

Qu’est-ce que l’épargne-handicap ?

C’est un contrat d’assurance-vie auquel on ajoute une option « Épargne-Handicap ». Il est souscrit par la personne en situation de handicap elle-même afin de se constituer une épargne ou un complément de revenus futur.

Le contrat doit indiquer une durée (minimum 6 ans).

La finalité d’un contrat d’épargne-handicap est de garantir à la personne en situation de handicap elle-même la perception d’un capital ou d’une rente viagère.

Le cadre Juridique de l’Épargne-Handicap n’impose pas de cotisation minimale ou maximale. Il est possible de prévoir des cotisations régulières ou d’effectuer des versements libres à tout moment. Les contrats d’Épargne-Handicap peuvent recevoir des dons manuels effectués par les parents du souscripteur (ou d’autres personnes).

Pour plus d’informations : Ressources et documentation

Qui peut souscrire un contrat d’épargne-handicap ?

Le souscripteur-assuré est la personne en situation de handicap elle-même. Elle doit être âgée de 16 ans minimum puisqu’elle doit être en âge d’exercer une activité professionnelle. Pour l’âge maximum, la condition retenue est que ne doit pas avoir liquidés ses droits à la retraite. Cela correspond donc souvent à l’âge minimum légal de la retraite.

Le souscripteur-assuré peut justifier de sa situation de handicap par tous les moyens de preuve.

J’ai souscrit un contrat d’assurance vie classique alors que je suis éligible au contrat d’épargne handicap que puis-je faire ?

Il est possible de faire requalifier un contrat d’assurance-vie classique déjà existant en contrat d’Épargne Handicap. Il suffit de prouver que les conditions requises étaient déjà remplies au moment de l’adhésion au contrat.

Les conséquences d’une telle démarche sont :

  • l’émission d’un avenant au contrat
  • le bénéfice des avantages fiscaux liés au versement de primes à compter de la requalification
  • l’arrêt des prélèvements sociaux « au fil de l’eau » lors du crédit des intérêts sur le contrat
  • le bénéfice des avantages au regard des aides sociales telles que l’AAH, l’aide sociale à l’hébergement à compter de la requalification.
  • Une rétroactivité est également possible dans le cadre d’une démarche contentieuse.

Quels sont les avantages des contrats d’Épargne-Handicap ?

Ils sont nombreux :

  • Les versements donnent droit à une réduction d’impôt qui s’élève à 25 % du montant des primes versées dans la limite d’un plafond annuel de versements fixé à 1 525 €, augmenté de 300 € par enfant à charge soit une réduction d’impôts maximale de 381 € plus 75 € par enfant à charge.
  • Les intérêts capitalisés ne sont pas pris en compte pour le calcul de l’AAH, de la contribution aux frais d’entretien et d’hébergement des personnes hébergées en foyer (foyer d’hébergement, foyer de vie occupationnel, foyer d’accueil médicalisé) ainsi que de la Prestation de compensation du handicap (PCH).
  • Les rachats partiels effectués ne sont pris en compte pour le calcul de l’AAH que pour la partie composée d’intérêts. Ces intérêts bénéficient après 8 ans d’un abattement de 4 600 € /an (9 200 € pour un couple).

La partie représentative de capital est exclue des ressources prises en compte dans le cadre de la contribution aux frais d’hébergement et d’entretien des bénéficiaires de l’aide sociale à l’hébergement en foyer accordée par le conseil départemental.

  • La rente perçue par le souscripteur n’est pas prise en compte pour le calcul de la contribution aux frais d’entretien et d’hébergement des personnes hébergées en foyer (foyer d’hébergement, foyer de vie occupationnel, foyer d’accueil médicalisé). Elle n’est prise en compte pour le calcul de l’AAH que pour sa partie qui dépasse 1 830 € imposables par an. Elle n’est pas non plus prise en compte pour l’évaluation de la Prestation de compensation du handicap (PCH).
  • Pour tous les versements effectués avant 70 ans et après le 13 octobre 1998, les capitaux transmis en cas de décès aux bénéficiaires désignés sont exonérés de droits de succession dans la limite de 152 500 € par bénéficiaire. Pour la partie supérieure à 152 500 €, une taxation forfaitaire de 20% est due par le bénéficiaire (la taxation est de 31,25% au-delà de 852 500 €).
  • Dans la limite des possibilités offertes par l’existence d’une mesure de protection Juridique, il est possible de désigner librement ses bénéficiaires. Les capitaux versés aux bénéficiaires ne seront pas soumis à la récupération de l’aide sociale à l’hébergement en cas d’accueil en foyer (foyer d’hébergement, foyer de vie occupationnel, foyer d’accueil médicalisé).

Qu’est-ce que la solution d’épargne solidaire Noémi ?

Noémi* est une solution d’épargne solidaire conçue par Jiminyconseil, en partenariat avec UAF Life Patrimoine (groupe Crédit Agricole Assurances). Elle est née d’échanges avec des familles vivant une situation de handicap et leurs associations et comprend :

  • Un accompagnement personnalisé : conseil patrimonial spécialisé pour la personne en situation de handicap, sa protection juridique et l’organisation de la transmission du patrimoine de ses parents.
  • Une offre d’épargne diversifiée : accès, via trois cadres fiscaux, à des contrats multi-gestionnaires (épargne-handicap, assurance vie, contrats de capitalisation) avec plusieurs fonds euros et un large choix de supports.
  • Un geste solidaire : l’épargnant peut consacrer 0,1 % de chaque versement à un don versé à une association partenaire ; Jiminyconseil et UAF Life Patrimoine ajoutent chacun un don équivalent, soit 0,3 % au total. Le don ouvre droit à une réduction d’impôt sur le revenu dans les limites fiscales en vigueur.

Pour plus d’informations : Épargne solidaire Noémi

Qu’est-ce qu’un contrat de rente survie ?

Le contrat de rente survie est un contrat d’assurance, souscrit par un proche d’une personne en situation de handicap et au bénéfice de cette personne, afin qu’elle puisse recevoir un capital ou une rente au décès de ce proche. Il apporte des avantages spécifiques et en fait une solution adaptée pour augmenter les ressources financières d’une personne en situation de handicap.

La perception effective d’une rente-survie n’est pas prise en compte pour le calcul des principales prestations sociales dont bénéficie la personne en situation de handicap : AAH (allocation adulte handicapé), MVA (majoration pour la vie autonome), APL (Aide personnalisée au Logement), PCH (Prestation de Compensation du Handicap), et n’est pas non plus soumise à la contribution aux frais d’entretien et d’hébergement en cas d’accueil en foyer (foyer d’hébergement, foyer de vie occupationnel foyer d’accueil médicalisé).

Quels placements sont à éviter lorsque l’on perçoit l’AAH ou l’ASH ?

Tous les placements qui génèrent des revenus ou des plus-values imposables : ils réduisent l’AAH (allocation adulte handicapé), et augmentent votre participation à l’hébergement pour l’ASH (aide sociale à l’hébergement) :

  • Super-livrets, comptes à terme, livrets bancaires fiscalisés
  • Nouveaux PEL ou PEL de plus de 12 ans (fiscalisé)
  • Comptes-titres (dividendes, plus-values de cession)
  • Immobilier locatif (loyers imposables)

Comment obtenir des ressources sans impacter les aides sociales ?

L’AAH (Allocation aux Adultes Handicapés) et l’aide sociale à l’hébergement (ASH) sont soumises à des conditions de ressources. Si vous ne disposez pas des placements adaptés, cela peut faire baisser ou supprimer votre allocation et augmenter votre contribution aux frais d’hébergement. Il convient donc d’utiliser des outils financiers dédiés tel que le contrat Épargne Handicap et la Rente Survie.

Un conseil départemental peut-il prendre une hypothèque sur les biens immobiliers d’une personne en situation de handicap pour garantir la récupération de l’aide sociale ?

Oui, un Conseil départemental a la possibilité, lorsque le bénéficiaire de l’aide sociale est propriétaire d’un ou de plusieurs biens immobiliers, d’inscrire sur son ou ses biens une hypothèque légale.

L’hypothèque a pour unique objet de garantir au département le recouvrement de sa créance d’aide sociale, qui est exigible, pour ce qui est du régime applicable aux personnes handicapées, uniquement au moment du décès du bénéficiaire.

Il faut en obtenir la mainlevée en cas de vente du ou des biens concernés, sans que cette mainlevée ne puisse être conditionnée à une récupération immédiate de l’aide sociale.

Puis-je faire une donation à mon enfant en situation de handicap sans que cela ne remette en cause ses prestations sociales ?

Une donation de somme d’argent n’est pas imposable au titre des revenus. Elle n’a donc par elle-même aucune incidence possible sur l’AAH de votre enfant en situation de handicap. Il faut simplement veiller à l’utilisation qui en sera faite (Privilégier a priori l’épargne-handicap). Le département ne peut réclamer une récupération anticipée de l’aide sociale à l’hébergement en de telles circonstances.
La donation d’un bien immobilier ou mobilier en nue-propriété ne pose pas non plus de difficulté pour l’AAH. Pour un bien immobilier, elle peut toutefois générer une prise d’hypothèque par le département en cas d’accueil en foyer (foyer d’hébergement, foyer de vie, foyer d’accueil médicalisé).
La donation d’un bien immobilier ou mobilier en pleine propriété aura une incidence sur l’AAH si ce bien génère des revenus imposables. Les revenus perçus seront également pris en compte pour la calcul de la contribution aux frais d’entretien et d’hébergement si votre enfant est accueilli en foyer.

Comment puis-je être accompagné pour organiser la transmission de mon patrimoine ?

Jiminyconseil peut vous conseiller et vous accompagner dans votre réflexion sur la transmission de votre patrimoine. A partir de votre situation patrimoniale et de vos souhaits, l’objectif est d’anticiper les besoins de votre proche en situation de handicap, tout en prenant en compte la protection du conjoint et la préservation des intérêts de la fratrie le cas échéant.

Comment concilier la protection de mon enfant en situation de handicap et les intérêts de sa fratrie ?

En présence d’une fratrie, plusieurs solutions sont envisageables :

  • Les libéralités graduelles ou résiduelles : Vous pouvez donner ou léguer un bien à votre enfant handicapé et prévoir qu’à son propre décès, ce qui reste de ce bien sera transmis à ses frères et sœurs (les « seconds gratifiés »). Ces derniers hériteront de ce bien directement de vous avec une fiscalité moindre (calculée sur votre lien de parenté direct et non entre frères et sœurs) et sans pouvoir donner lieu à une récupération de l’aide sociale à l’hébergement.
  • Le démembrement de propriété : Afin d’assurer à la fois le lieu de vie de la personne en situation de handicap et sa transmission future à la fratrie, vous pouvez transmettre l’usufruit d’un bien immobilier à l’enfant vulnérable et la nue-propriété à ses frères et sœurs. Ce bien ne pourra pas être vendu sans l’accord de la fratrie et le droit pour la personne vulnérable d’habiter le bien ne pourra pas être remis en cause. Lors du décès de la personne en situation de handicap, les frères et sœurs deviendront pleinement propriétaires sans taxation et sans récupération de l’aide sociale à l’hébergement le cas échéant puisque l’usufruit ne fait pas partie de sa succession.
  • La clause bénéficiaire sur-mesure : Si vous possédez une assurance-vie personnelle, ne rédigez pas une clause standard (« mes enfants à parts égales »). Faites-vous accompagner pour que la part de votre proche en situation de handicap alimente puisse être proportionnée selon ses besoins et réorientée vers des placements adaptés à sa situation (Épargne Handicap par exemple).

Comment préparer l’avenir de mon proche en situation de handicap intellectuel ?

La réflexion et la mise en œuvre de solutions peuvent être construites autour de quatre sujets particuliers :

  • L’aide et l’accompagnement au quotidien de votre proche en situation de handicap
  • Le lieu de vie le plus adapté à sa situation et à ses besoins
  • Sa protection juridique s’il ne peut pas pourvoir seul à ses intérêts
  • Ses ressources financières en faisant a priori en sorte que celles issues de son patrimoine ne remettent pas en cause ses allocations et soient adaptées en cas d’accueil en foyer (foyer d’hébergement, foyer de vie, foyer d’accueil médicalisé).

Quels sont les différents lieux de vie possibles en établissement médico-social pour les personnes en situation de handicap selon leur degré d’autonomie ?

  • Le foyer d’hébergement, pour les personnes adultes handicapées exerçant une activité professionnelle en entreprise ordinaire, adaptée ou en ESAT
  • Le foyer de vie ou « occupationnel », pour les personnes adultes handicapées ne possédant pas une capacité suffisante pour exercer une activité professionnelle, mais disposant d’une autonomie suffisante.
  • Le Foyer d’accueil médicalisé (FAM), pour les personnes nécessitant le recours à une tierce personne de façon régulière et dont l’état nécessite une surveillance médicale et des soins réguliers ;
  • La Maison d’accueil spécialisée (MAS), pour les personnes n’ayant pu acquérir un minimum d’autonomie et nécessitant le recours à une tierce personne de façon constante (surveillance médicale et soins constants).

Les personnes en situation de handicap doivent elles contribuer aux frais d’hébergement et d’entretien ?

Les personnes handicapées hébergées en foyer (foyer d’hébergement, foyer de vie, foyer d’accueil médicalisé), ainsi que les personnes handicapées vieillissantes hébergées en maison de retraite (EHPAD ou USLD), doivent participer aux frais d’entretien et d’hébergement. En raison de l’importance de leur coût, l’accueil en foyer nécessite en principe de faire une demande d’aide sociale à l’hébergement auprès du Conseil départemental. L’aide sociale prend alors en charge la différence entre le coût total de l’accueil et le montant de la contribution financière versée par la personne handicapée. Cette aide est récupérable par le Conseil départemental, sur la succession du bénéficiaire.

Les personnes hébergées en Maison d’accueil spécialisée (MAS) ne relèvent pas de l’aide sociale à l’hébergement, mais elles doivent également participer à leurs frais d’hébergement et d’entretien. Cette contribution prend la forme d’une participation journalière forfaitaire calquée sur le forfait journalier hospitalier, dont le montant est de 23 € depuis le 1er mars 2026.

Qu’est-ce que l’habitat inclusif ?

L’habitat inclusif est une solution adaptée pour les personnes en situation de handicap (ou les personnes âgées) qui souhaitent vivre chez elles sans être seules. Il constitue une alternative à la vie à domicile et à la vie en établissement et peut prendre la forme d’une colocation ou d’appartements groupés. Les habitants décident de vivre dans des espaces privatifs, tout en partageant des espaces communs et un projet de vie sociale. Ce projet de vie sociale et partagée peut être financé par l’AVP (Aide à la Vie Partagée). Versée par le Conseil départemental, l’AVP est une aide individuelle dont la vocation est de financer l’animation et la coordination de temps de vie partagée en faveur du “vivre ensemble” et de l’inclusion sociale des habitants, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’habitat.

Les habitants ont le libre choix de faire appel à tous les services qui leur sont nécessaires, comme dans un logement classique : services d’aide et d’accompagnement à domicile qui est financés par la PCH (Prestation de Compensation du Handicap).

En qualité de colocataires, ils peuvent percevoir une allocation logement.

Quand dois-je prévoir de mettre en place une mesure de protection juridique pour mon enfant ?

À 18 ans, votre proche devient légalement majeur. Si son handicap ne lui permet pas de pourvoir seul à ses intérêts, vous pouvez demander la mise en place une mesure de protection.

Cette protection devra être justement proportionnée pour respecter l’autonomie possible de la personne vulnérable.

Pour plus d’informations : Ressources sur la protection juridique

Qu’est-ce que l’habilitation familiale ?

Ce dispositif, permet aux membres proches de la famille d’un majeur vulnérable, sur désignation par le juge des contentieux de la protection, de l’assister ou de le représenter, sans qu’il soit besoin de prononcer une mesure de protection judiciaire (sauvegarde de justice, curatelle ou tutelle). Les personnes habilitées disposent d’une grande liberté d’action car ils n’ont pas besoin d’autorisation du juge pour la plupart de leurs interventions et n’ont pas de compte à remettre chaque année au tribunal.

Qui peut être désigné pour l’exercice d’une habilitation familiale ?

Seuls les membres suivants de la famille peuvent être habilités par le juge

  • le conjoint, le concubin ou un partenaire de Pacs,
  • les descendants (fils, fille, petits-enfants…),
  • les ascendants (parents, grands-parents…),
  • un frère ou une sœur, une tante ou un oncle.

Le juge peut habiliter plusieurs personnes.

Qui peut demander une mesure de protection juridique ?

La loi encadre strictement la liste des personnes autorisées à déposer le dossier auprès du juge pour protéger un proche :

  • La personne elle-même (le majeur en situation de handicap s’il souhaite être protégé).
  • La famille proche : Le conjoint (ou partenaire de Pacs/concubin), les parents, les enfants, les frères et sœurs, ainsi que les oncles, tantes, neveux ou nièces.
  • Les alliés : Les personnes ayant un lien par mariage (beaux-parents par exemple).
  • Une personne entretenant des liens étroits et stables avec le majeur (un ami intime, un voisin très présent).
  • Le Procureur de la République : Il intervient généralement si la demande est transmise par un tiers extérieur (par exemple, un médecin, une assistante sociale ou le directeur d’un établissement de santé qui constate la vulnérabilité de la personne).

Qui peut décider de la mise en place d’une mesure de protection juridique ?

Seul le Juge des contentieux de la protection a le pouvoir légal de décider et d’ordonner la mise en place d’une mesure de protection juridique (sauvegarde de justice, tutelle, curatelle ou habilitation familiale). Toutefois, le juge ne peut pas agir de sa propre initiative. Pour qu’il prenne une décision, une demande officielle (saisine) doit lui être adressée.

Quelles sont les conditions pour la mise en place d’une mesure de protection juridique ?

Le juge des contentieux de la protection ne peut pas décider d’une protection sur de simples déclarations. Le dossier doit obligatoirement comporter un certificat médical circonstancié.

Ce certificat doit être rédigé par un médecin spécialiste inscrit sur une liste officielle établie par le Procureur de la République (cette liste est disponible auprès des tribunaux). Il atteste de l’altération des facultés intellectuelles ou physiques de la personne ne lui permet pas de pourvoir seule à ses intérêts.

Il mentionne également si la personne à protéger pourra participer à l’audition auprès du juge.

Quelle est la procédure de mise en place d’une protection juridique ?

  1. L’établissement d’un certificat médical circonstancié auprès d’un médecin expert agréé par le tribunal
  2. La requête établi par le(s) demandeur(s) (CERFA)
  3. L’audition : Le juge convoque et écoute la personne à protéger (sauf si le médecin indique que cela peut nuire à sa santé ou qu’elle est incapable d’exprimer sa volonté) ainsi que le(s) demandeur(s).
  4. L’application des grands principes légaux :
    • Nécessité : Le handicap doit rendre la personne réellement incapable de pourvoir seule à ses propres intérêts.
    • Subsidiarité : Le juge vérifie qu’une solution plus simple (procuration bancaire, règles du régime matrimonial, présence d’un mandat de protection future) n’est pas suffisante avant de restreindre les droits, et s’oriente, dans la mesure du possible, vers le mode de protection le moins contraignant (par exemple une habilitation familiale en représentation au lieu d’une tutelle).
    • Proportionnalité : Le juge choisit la mesure qui restreint le moins l’autonomie de la personne protégée (par exemple curatelle renforcée (assistance) au lieu d’une tutelle (représentation).

Qu’est-ce qu’un mandat de protection future pour autrui ?

Le mandat de protection future pour autrui est l’une des solutions à la disposition des parents pour organiser la protection future de leur enfant en situation de handicap pour le jour où ils ne seront plus en mesure de l’assurer eux-mêmes.

Le mandat permet une personnalisation du choix du ou des mandataires, de leurs missions et des conditions dans lesquelles elles seront exercées.

Il est obligatoirement établi par un acte notarié.

Que propose Jiminyconseil pour les associations qui accompagnent les personnes en situation de handicap ?

Jiminyconseil propose aux associations qui accompagnent des personnes en situation de handicap, des conférences et des actions d’information pour les familles et les professionnels. Les sujets peuvent porter sur la gestion et la transmission du patrimoine, l’épargne-handicap, les droits de succession, les ressources, l’aide sociale et la protection juridique …

Le cabinet peut aussi intervenir lors de journées d’information ou de webinaires.

Pour plus d’informations : Vous êtes responsable d’une association de familles

Le cabinet Jiminyconseil travaille-t-il avec des MJPM ?

Jiminyconseil accompagne les MJPM, mandataires judiciaires à la protection des majeurs, pour l’organisation et la gestion du patrimoine des personnes qu’ils protègent. Le cabinet est spécialisé dans l’accompagnement des personnes en situation de handicap.

Ses interventions auprès des MJPM peuvent notamment comprendre :

  • un audit du patrimoine du majeur protégé
  • une mission de courtage pour sélectionner et suivre des placements financiers ou des investissements immobiliers adaptés
  • une veille juridique partagée
  • des formations sur mesure.

Pour plus d’informations : Vous êtes Mandataire Judiciaire à la Protection des Majeurs

Le cabinet Jiminyconseil travaille-t-il avec des avocats spécialisés dans l’indemnisation pour préjudice corporel ?

Oui par un travail en inter-professionnalité, le cabinet Jiminyconseil peut sécuriser le parcours de vie et assurer les victimes et leurs proches que le résultat du long combat mené ne sera pas perdu par des décisions patrimoniales inadaptées aux contraintes spécifiques de la situation.

Pour plus d’informations : Vous êtes avocat spécialisé dans l’indemnisation du préjudice corporel

Le cabinet Jiminyconseil peut-il travailler avec mon notaire ?

Jiminyconseil, cabinet spécialisé dans le conseil aux familles qui vivent une situation de handicap les accompagne depuis plus de vingt ans dans leur réflexion patrimoniale afin de préparer le patrimoine de l’enfant en situation de handicap à recevoir sa part d’héritage.

En travaillant en inter-professionnalité avec les notaires des familles une réponse complète et sécurisante est construite, en prenant en compte toutes les spécificités liées à la situation de handicap.

Pour plus d’informations : Vous êtes notaire

Vous ne trouvez pas la réponse à votre question ?

Chaque situation est particulière. Nos conseillers en gestion de patrimoine spécialisés dans le handicap vous répondent.